Vous trouverez sur cette page les originaux des communiqués qui ont été envoyés à la presse, des documents, lettres ouvertes, tribunes destinés à enrichir votre réflexion sur le sujet ou vous informer sur des points d'actualité, ainsi que les tracts que nous diffusons régulièrement.

Vous pouvez dorénavant vous abonner au flux de cette page ou suivre les mises à jour par mail.

Retour à la page d'accueil du nouveau site

Affichage des articles dont le libellé est 03-Adeca. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 03-Adeca. Afficher tous les articles

mardi 25 février 2014

Une mobilisation agricole sans précédent - Communiqué de presse de l'ADECA

 
 
Communiqué de presse de l'ADECA - mardi 25 février

L'ADECA réunie tient à remercier les agriculteurs et les CUMA venus en tracteur, et évidemment, les marcheurs venus eux aussi en masse pour refuser ce projet de déplacement d'aéroport.

520 tracteurs, c'est un niveau que nous n'avons jamais connu dans aucune action ; Ils ont répondu à l'appel du collectif COPAIN et au nôtre.

Cet immense refus du gaspillage des terres n'a pas été relayé par la presse qui a donné la priorité aux violences;  pas un chiffre, pas une évocation, pas une photo. Et pourtant, cette mobilisation agricole est un immense camouflet pour le premier ministre. Camouflet aussi l'ampleur de la mobilisation populaire, chacun sait qu'il faut multiplier  les chiffres de la préfecture par trois pour approcher la réalité.

Vu l'ampleur annoncée de la mobilisation, vu la catastrophe écologique que constituerait ce projet et l'impossibilité de mettre en œuvre, les compensations, ce projet est en train de mourir.

La seule issue pour les porteurs du projet est de discréditer le mouvement par la violence, en particulier auprès des Nantais. Comme par hasard, la violence a été au rendez vous et n'a été maîtrisée que tard après de nombreux dégâts,

 Nous avons eu peur pour les militants et pour notre matériel. Nous comprenons donc, et partageons le désarroi des Nantais devant les dégâts. La violence ne fait pas partie de nos modes d’action.

Mais cette journée ressemble trop à un plan bien préparé: samedi violences, dimanche attaques contre les opposants et les écologistes, lundi, mardi : communication sur les dégâts et on pourra ainsi continuer à essayer d'imposer ce projet.

Nous avons le sentiment d'avoir été pris en otage par d’un côté cent ou deux cent casseurs qui ont fait ce que le pouvoir attendait, et de l’autre par la police dont l’inefficacité était surprenante. Ainsi, ont étés tuées, l’ampleur et la visibilité de cette manifestation.

lundi 23 décembre 2013

Notre Dame des Landes : feu vert pour de nouveaux recours

Communiqué de presse de l'ACIPA, de l'ADECA et du CéDpa -  Lundi 23 décembre 2013

Nous prenons acte de la publication des quatre arrêtés « Loi sur l'Eau » et « Destruction des espèces protégées » concernant le projet de Notre Dame des Landes avec ses dessertes routières.

En conséquence, avec l'aide de nos avocats et juristes spécialisés en droit de l'environnement, nous décidons d'engager les recours adéquats contre ces 4 arrêtés. Des recours juridiques sur le fond vont donc être déposés auprès du tribunal administratif de Nantes en temps utile.

En fonction de l'attitude des porteurs du projet, des référés suspensifs ou interruptifs sont prêts à être déposés pour arrêter tout début de travaux concernant la destruction des espèces protégées et la création ou l'amélioration de mares de compensation ainsi que les coupes de bois ou arrachage de haies ou de taillis.

Nous rappelons par ailleurs les engagements pris par les présidents de la Région Pays de la Loire, du Conseil Général 44 et de Nantes Métropole, et par le Président de la République, le 8 mai 2012 suite au mouvement de grève de la faim de huit personnes : pas d'expulsion des habitants et paysans sur zone, ayant un titre d'occupation au 8 février 2008 (date de la signature de la DUP) tant que 4 recours juridiques ne sont pas épuisés : il reste à ce jour, le pourvoi en cassation contre les ordonnances d'expropriation.

La résistance populaire et citoyenne sur la zone est toujours active et déterminée ; sur tout le territoire national, plus de 200 comités de soutien sont en alerte, prêts à intervenir ici ou chez eux. Nous appelons d'ores et déjà à un rassemblement interrégional à caractère familial et pacifique pour l'abandon définitif du projet et la sauvegarde des terres de Notre Dame des Landes le samedi 22 février à Nantes.

 

dimanche 15 décembre 2013

Notre Dame des Landes : pour les associations c’est un carton rouge, pas un feu vert !

 

Communiqué de presse des associations ACIPA, CéDpa et ADECA et du collectif de pilotes – Dimanche 15 décembre 2013

M. le Préfet va rendre compte à la presse des travaux de la commission de suivi des engagements de l’État et va vraisemblablement annoncer la publication des arrêtés « environnementaux ».

Nous ACIPA, CéDpa, ADECA et collectif des pilotes tenons à :

1- Dénoncer la concertation qui n’a lieu que dans la forme.

Le sous-préfet a en effet suspendu les réunions d’échanges avec la DGAC alors que les désaccords  restent profonds ; quatre réunions ne peuvent suffire pour faire un travail de recherche de la vérité surtout quand la méthode utilisée par la DGAC ne souffre aucune discussion. L’État aurait voulu simplement afficher une concertation de façade avec les opposants qu’il n’aurait pas fait autrement.

2- Souligner l’impossible confiance envers un État qui est juge et partie.

Comment peut-on imaginer que des fonctionnaires, aussi compétents soient-ils, puissent aboutir à des conclusions contraires aux attentes de leur hiérarchie et des décideurs politiques qu’ils côtoient, en particulier le premier ministre ?
Des exemples très concrets :
La DGAC estime que dans 18 ans, les avions sur Nantes seront ceux d’aujourd’hui alors que de nouveaux modèles, deux fois moins bruyants, sortent d’ici 2 à 4 ans…
Elle estime qu’il faut pour Nantes des aérogares dix fois plus coûteuses que celles récemment construites ailleurs, tout en admettant que cela se discuterait avec le concessionnaire.
Elle maintient ses hypothèses de croissance du nombre de mouvements alors que la réalité les a de fait démenties : le plan d’exposition au bruit actuel tablait sur 110 000 mouvements à l’horizon 2010 alors que le chiffre réel de 2012 n’est que de 64 000. Et sur les 11 premiers mois de l’année 2013, le nombre de mouvements baisse de 2%...

3- Rappeler la faiblesse du dossier sur le plan environnemental

Les scientifiques (commission spécifique et CNPN) ont souligné l’insuffisance du diagnostic initial et invalidé la méthode de compensation. C’est pourtant sur cette même méthode que l’État entend prendre ses arrêtés. Il n’a d’ailleurs pas l’intention de représenter ses « améliorations » aux mêmes scientifiques, jugés trop sévères sans doute et bien encombrants !
Nous le réaffirmons au nom de la loi sur l’eau et sur la protection des espèces protégées : une zone aussi riche et remarquable que le bocage de NDL, vaste zone humide en tête de deux bassins versants ne doit pas être détruite car elle n’est pas compensable.

Nous  demandons au gouvernement 
  • D’ordonner une expertise technique indépendante des récentes études, celles de la DGAC comme celle du CéDpa, en s’inspirant de ce qui a été fait à Toulouse.
  • De respecter ses propres préconisations sur la protection des zones humides et tout simplement la loi sur l’eau.
  • De reconnaître que l’agriculture sur le secteur de NDL est parfaitement en phase avec les recommandations du Grenelle et qu’il est incompréhensible de vouloir la déstructurer totalement.
 Il en va de sa crédibilité et de l’avenir de notre patrimoine naturel et agricole.

Nous demandons aussi aux politiques et autres « décideurs » locaux de comprendre que leurs mensonges répétés et leurs appels au démarrage des travaux ne font qu’aggraver le fossé qui se creuse chaque jour avec les citoyens, écœurés par la gabegie financière et les petits arrangements entre amis.

vendredi 11 octobre 2013

Gardons les terres de Notre Dame des Landes

Communiqué de presse de l’ADECA – Notre-Dame-des-Landes, le vendredi 11 octobre 2013

AGO-Vinci a obtenu une ordonnance sur requête qui interdit les semis et plantations sur la ZAD à partir du 3 octobre et pour 3 mois.
Les agriculteurs veulent continuer à semer et récolter cet automne.

C’est pourquoi l’ADECA fait appel de cette ordonnance auprès des tribunaux concernés.

Pour que continue la vie sur la ZAD, pour que le projet d’aéroport soit enterré, l'ADECA invite les opposants au projet à venir à soutenir cette action et propose deux rendez-vous de rassemblements :
  • le mardi 15 octobre à 10h00 au tribunal de grande instance de St Nazaire.
    Une présence massive est souhaitée à Saint-Nazaire;
  • le jeudi 17 octobre à 9h00 au tribunal de grande instance de Nantes,  pour ceux qui le peuvent.

Appel soutenu par les collectifs COPAIN et sème ta Zad.

L’ACIPA appelle la population à participer massivement à ces rassemblements.

Infos covoiturage
Mardi 15, vers Saint-Nazaire : rendez-vous à 9h Place de la Poste à Notre-Dame-des-Landes ou à Nantes- Beauséjour
Jeudi 17, vers Nantes : rendez-vous à 8h Place de la Poste à Notre-Dame-des-Landes

mardi 1 octobre 2013

Cultivons les terres de la ZAD !

L’ADECA appelle les agriculteurs à une journée de travail pour la mise en culture des terres sur la ZAD de Notre Dame des Landes.

Il s’agit d’une journée organisée collectivement par l’ADECA, le COPAIN 44 et le collectif Sème ta ZAD.

Le samedi 5 octobre, nous mettrons en culture un bloc de 24 ha en plusieurs parcelles, non cultivées depuis 1 an et demi.

Pour respecter la diversité des agricultures sur la ZAD, un bloc sera semé en triticale et conduit classiquement, l’autre partie sera conduite sans intrants sur tout le cycle et sera semée en mélange céréalier, seigle, épeautre et aussi couverts végétaux.

Votre forte mobilisation montrera à tous, et en particulier aux porteurs du projet, notre détermination collective à sauver les terres agricoles et nourricières de ce projet inutile.

Pour nous, agriculteurs impactés, résister, refuser le projet, c’est cultiver les terres.

Avec votre soutien, nous réussirons.

Rendez vous samedi 5 octobre à la Vache Rit à 10 heures

Pour rappel le rendez vous piétons est aux Ardillières à 9h30

Avec tracteur et équipement pour le semis : charrue, semoir, herse rotative, rotavator …

mardi 10 septembre 2013

Les associations : pas totalement convaincues par le ministre des Transports



Communiqué de presse - Notre-Dame-des-Landes, 10 septembre 2013

Une délégation de l’Acipa, de l’Adeca, du collectif des pilotes et du CéDpa a été reçue ce 10 septembre par Frédéric Cuvillier, ministre des Transports.

Nous lui avons fait part de notre inquiétude sur une éventuelle reprise des travaux (cf déclarations de Jacques Auxiette et interview récente du sous-préfet en charge du dossier) et expliqué que nous ne reviendrions pas à la table des discussions si le calendrier et la méthode de travail n’étaient pas éclaircis. 

Le ministre des Transports nous a affirmé qu’il n’avait pas de calendrier à ce jour. Les recommandations de la commission de dialogue devraient être appliquées, les études sur le coût du réaménagement de Nantes-Atlantique en cas de maintien et sur le Plan d’Exposition aux Bruits conduites dans la transparence. Les conclusions de ces études n’étant pas déjà écrites, une reprise des travaux ne pourrait pas, selon lui, être programmée pour l’instant. Il nous a invités à revenir aux réunions de travail et a confirmé qu’une rencontre avec le Ministre de l’écologie était actée dans les semaines à venir.

Nous n’avons cependant pas été totalement convaincus car nous n’avons pas obtenu de garanties concrètes. D’autant que le Ministre nous a appris qu’un comité scientifique  aurait été désigné le 28 août pour juger des améliorations apportées à la méthode de compensation environnementale et suivre l’impact écologique du projet. Or, quelle que soit la compétence de ses membres, nous nous étonnons que l’on ne fasse pas appel au comité d’experts qui a déjà travaillé sur le sujet.

Leur rapport très sévère, remis au printemps dernier, invalidait totalement la méthode de compensation proposée par l’État et AGO-Vinci. En nommant un nouveau comité, l’État chercherait-il à contourner l’analyse des experts qu’il avait pourtant lui-même nommés ?

Pour notre part, nous attendrons les prochaines échéances (réunion devant la commission des pétitions à Bruxelles et entretien avec Philippe Martin, ministre de l’Ecologie) avant toute décision.

Contacts presse :
Julien Durand : 06 33 51 01 25
Françoise Verchère : 06 73 37 67 76

vendredi 6 septembre 2013

Réaction de l'ADECA, l'ACIPA et du CéDpa suite au report de la venue de la mission parlementaire européenne à Notre Dame des Landes

Notre-Dame-des-Landes, le 6 septembre 2013
L’Adeca, l’Acipa et le CéDpa déplorent le report de la mission parlementaire que la commission des pétitions européenne souhaitait effectuer en Loire-Atlantique en octobre prochain. Mais au fond ils ne s’en étonnent pas. 
En effet, c’est l’alliance des socialistes et des conservateurs au sein de la conférence des présidents de groupes du Parlement qui a provoqué ce report, réitérant à Bruxelles ce qui se passe à Paris et ici même sur le sujet de NDL. 

En réalité, cette décision, loin d’être une victoire pour les porteurs du projet est la preuve éclatante de leur inquiétude et de la faiblesse de leur dossier. En effet, si ce projet d’aéroport était aussi exemplaire et pertinent qu’ils le disent,  qu’auraient-ils à craindre d’une mission ? 
En fait, alors même qu’on nous promet de reprendre certaines études et qu’on nous incite à revenir à la table de travail, la manœuvre d’hier, à l’instar des dernières déclarations du Président de Région, dévoile l’obstination des politiques, leurs petits arrangements entre amis et leur mépris réel des enjeux humains et environnementaux qui se jouent à Notre Dame des Landes. 

Cela ne nous étonne pas et cela ne nous démobilise pas. Nous continuerons sans relâche à démontrer la véracité de nos analyses et l’ampleur de notre résistance citoyenne.  



Contacts presse :
ADECA : Association de Défense des Exploitants Concernés par le projet d’Aéroport : Sylvain Fresneau : 06 11 60 90 50
ACIPA : Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport : Julien Durand : 06 33 51 01 25
CéDpa : Collectif d’élu-e-s Doutant de la pertinence de l’aéroport : Françoise Verchère : 06 73 37 67 76


Lire aussi la réaction de la Confédération Paysanne

lundi 15 avril 2013

Affrontements déplorables carrefour du chemin de Suez à Notre-Dame-des-Landes

Communiqué de presse - Notre-Dame-des-Landes, le 15 avril 2013


L'opération "Sème ta ZAD" fut une belle réussite malgré les conditions climatiques, avec une ambiance conviviale et familiale, témoignage d'une réelle complicité entre les divers mouvements de la lutte contre le projet d'aéroport.
Les gardes mobiles s'étaient retirés des carrefours des Ardillères et du chemin de Suez, dit la Saulce, permettant le bon déroulement de cette manifestation d'installation de projets paysans.
La journée fut paisible et la circulation fluide.

Les forces de police sont revenues aux Ardillières et au carrefour de Suez. En ce dernier lieu, des affrontements ont dégénéré dans une violence réciproque, ce que nous déplorons.
L'ACIPA et l'ADECA regrettent que des tranchées aient été creusées sur la seule route encore utilisable normalement, offrant un prétexte à l'affrontement et entraînant l'escalade de la violence de part et d'autre.
Elles déplorent la présence policière à ces deux carrefours et n'en comprennent pas la raison, puisque suite aux conclusions des différentes commissions, les travaux seront inévitablement retardés de plusieurs mois.
Elles réaffirment leur soutien aux actions créatives de projets porteurs d'avenir pour de nombreux habitant-e-s et paysan-ne-s sur la ZAD, dans un climat de dialogue et de partage entre tous les opposants.

Contact presse :
Julien Durand : 06 33 51 01 25

dimanche 27 janvier 2013

Les tracteurs vigilants protègent la ferme de Bellevue à Notre-Dame-des-Landes (44)


Les tracteurs vigilants sont en protection de la ferme de Bellevue, près du Liminbout à Notre-Dame-des-Landes (44) depuis ce soir 27 janvier à 18h.
Ils y resteront le temps qu'il faudra pour en empêcher la démolition.

Des sources convergentes laissent à penser qu'une intervention policière pour sa destruction pourrait avoir lieu dès demain matin à la première heure.

Les signataires, qui se sont battus pour maintenir une activité agricole sur le site de la ZAD, ne peuvent laisser détruire de nouvelles fermes et appellent à une large mobilisation sur place.

Un point presse aura lieu sur le site de Bellevue à 11h demain matin lundi 28 janvier

Signataires : ACIPA, ADECA, COPAIN44

Plan d'accès :
https://maps.google.fr/maps?q=bellevue+notre-dame-des-landes&hl=fr&ll=47.348419,-1.751289&spn=0.022418,0.049953&sll=47.417262,-0.821485&sspn=5.731234,12.788086&hnear=Bellevue,+44130+Notre-Dame-des-Landes,+Loire-Atlantique,+Pays+de+la+Loire&t=m&z=15

Attention, passer par le Liminbout, la route passant par le Chêne des Perrières étant barrée.


Contacts presse :
Cyril BOULIGAND : 06 21 04 76 84
Dominique GUITTON : 06 30 47 01 56
Julien DURAND : 06 33 51 01 25

ACIPA : Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport de Notre Dame des Landes
ADECA : Association des Exploitants Concernés par l'Aéroport
COPAIN : Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles INdignées par le projet d'aéroport .

lundi 21 janvier 2013

Attila est de retour à Notre-Dame-des-Landes

La semaine dernière, alors que la commission de dialogue installée par le Premier Ministre avait demandé un climat propice au dialogue, M. le Préfet, lui, choisit de faire table rase.

Une nouvelle maison a été détruite sur la zone du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Il s’agissait d’une ancienne ferme en pierre située au lieu dit « Saint Jean du Tertre  » sur la commune de Vigneux de Bretagne. Elle comportait maison, étable, hangar et garage. Ses habitants l’ont quittée le 11 janvier.
Aucune perturbation ou agitation n’a été signalée et, dans la semaine, les 15, 16 et 17 janvier, police, pelleteuse et camions ont fait leur sale travail. Il ne reste pas un caillou, pas même de quoi caler une roue de car de garde mobile.
C’est ainsi la 14ème destruction au compteur de M. le Préfet, alors que l'hiver fait rage et que des personnes sont sans logis.
Trois ministres ont annoncé en décembre un moratoire sur les travaux de défrichement tant que le comité d'expertise scientifique n'aura pas rendu son rapport
Peut-on détruire l’habitat de l’homme quand on préserve celui de la faune ?

A tout fin utile, nous informons donc le public qu’au lieu dit « Bellevue » à Notre Dame des Landes, dans une ferme qui pourrait aussi subir la colère de M. le Préfet, une espèce protégée de chauve-souris a trouvé refuge et que toute destruction de son habitat est interdite.
Signataires : ACIPA, ADECA

samedi 1 décembre 2012

Notre Dame des Landes : les opposants réclament un véritable dialogue !


Les signataires de la lettre adressée vendredi 30 novembre au Président de la République  (ACIPA, ADECA, Confédération Paysanne 44 et CéDpa) ont appris le même jour par un communiqué du Premier Ministre la mise en place de « la commission du dialogue », les personnalités qui la composent et les missions qui lui sont données. Ils ne peuvent que constater la surdité persistante du Premier Ministre qui confie à cette commission le soin de «  formuler des propositions, notamment sur la manière de poursuivre le dialogue dans chacune des étapes de la réalisation du projet. » En réaffirmant ainsi que le projet se fera, quoi qu’il arrive, Jean-Marc Ayrault montre à nouveau son mépris total pour tous les citoyens qui s’y opposent à Notre Dame des Landes et maintenant partout en France. Or, il ne s’agit pas pour eux de discuter la couleur du  papier cadeau dont le gouvernement voudrait, à la veille de Noël, envelopper ce projet de nouvel aéroport mais bien de discuter du choix même du « cadeau » !

Nous dénonçons l’opération de communication engagée ces dernières vingt-quatre heures qui vise à créer l’illusion que le dialogue est possible. Or, dans son communiqué,  le Premier Ministre montre ouvertement à tous qu’il est à la fois juge et partie puisque la seule concession qu’il daigne faire à la démocratie sera de rendre public le rapport d’une commission dont il cadre à l’avance le travail pour faire aboutir le dossier qu’il a toujours défendu.

 C’est pourquoi nous demandons solennellement au Président de la République de se saisir du dossier et de répondre à nos  justes revendications : retrait des forces de l’ordre, arrêt des expulsions-destructions, gel des travaux et réel débat, aux yeux de tous, sur le fond du dossier. Faute de quoi nous ne pourrons pas participer aux travaux de cette commission.

Nous appelons tous nos adhérents et sympathisants à continuer leurs actions là où ils sont, comme nous, nous continuons la lutte à Notre Dame des Landes. 


vendredi 30 novembre 2012

Lettre ouverte de 4 organisations d'opposants à Monsieur François Hollande au sujet de la commission du dialogue annoncée

Lettre ouverte de 4 organisations d'opposants à Monsieur François Hollande au sujet de la commission du dialogue annoncée, transmise à l'Elysée en fin de matinée.


ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport à Notre Dame des Landes)
ADECA (Association de Défense des Exploitants Concernés par le projet d’Aéroport)
CéDpa (Collectif d’élu-e-s Doutant de la pertinence de l’aéroport)
Confédération Paysanne 44

                                                                                                   Monsieur François HOLLANDE
                                                                                                   Président de la République Française
                                                                                                   55, rue du Faubourg Saint-Honoré
                                                                                                   75008 PARIS 8e 

Notre Dame des Landes, le 30 novembre 2012

Monsieur le Président de la République,

Comme vous le savez, nous venons de vivre à Notre Dame des Landes une longue, trop longue,  période de tension et de violence ; aussi est-ce avec intérêt que nous avons pris acte des deux communiqués du gouvernement, publiés samedi 24 novembre dernier ; le premier signé de vos ministres de l’Agriculture, de l’Environnement et des Transports annonçait qu’il n’y aurait pas de défrichement sur le site de NDL avant au moins six mois et le second, émanant de votre Premier Ministre proposait  « dans un souci d’apaisement » la mise en place d’une commission du dialogue.

Nous souhaitons par ce courrier vous préciser dans quelles conditions le dialogue peut vraiment s’instaurer.

Vous comprendrez aisément que cela ne puisse se faire si la présence policière massive que nous connaissons depuis la mi-octobre perdure. La violence est née de l’opération « César », qui a détruit des maisons et mis à la rue de nombreuses personnes, elle s’arrêtera d’elle-même si les forces de l’ordre se retirent et si de nouvelles expulsions ou destructions  n’ont pas lieu ;  nous pensons aussi indispensable que vous décidiez le gel total de tous les  travaux de préparation du chantier, ou de poursuite des sondages et fouilles archéologiques qui ont un effet sur le sol alors même que  le dossier au titre de la Loi sur l’eau n’est pas satisfaisant comme le montrent les conclusions de la commission d’enquête qui demande une validation scientifique de la méthode de compensation.

La mission qui sera confiée à cette commission du dialogue doit être évidemment une véritable mission de remise à plat du dossier afin que soient enfin examinés tous les arguments que nous avons avancés depuis des années mais qui n’ont jamais été analysés sérieusement. Il ne nous serait pas possible d’accepter qu’on nous réexplique simplement, comme si nous l’avions mal compris, un dossier que nous connaissons fort bien.

Le choix de la personnalité qui assurera la présidence est bien sûr crucial et ne peut souffrir le moindre doute sur son indépendance et son objectivité. Et il en va de même pour les autres membres de cette commission.  Mais la méthode de travail est tout aussi importante. Nous voulons certes que tous les aspects du dossier, (juridiques, économiques, environnementaux) soient examinés, et que soient analysées les propositions alternatives que nous avons avancées, mais nous demandons de surcroît  la plus grande transparence des  travaux de manière à ce que l’opinion publique particulièrement sensibilisée depuis ces dernières semaines puisse continuer à suivre le débat. C’est dans un véritable souci de démocratie que, depuis des années,  nous avons organisé de nombreuses réunions afin que tous se saisissent des enjeux  réels du  projet, c’est dans ce même esprit que nous souhaitons que la commission de dialogue travaille avec nous.

Nous tenons enfin, Monsieur le Président, à vous rassurer sur le calendrier. Nantes-Atlantique fonctionne très bien et il n’y a aucune urgence à vouloir hâter le pas comme le souhaitaient visiblement le concessionnaire et certains porteurs du projet. Il nous paraîtrait d’ailleurs normal que le projet de Notre Dame des Landes soit aussi réexaminé dans le cadre de la mise en place du nouveau Schéma National de Mobilité Durable.

Forts des soutiens croissants qui nous parviennent de partout en France et de la détermination des militants présents localement, mais aussi persuadés de la légitimité de nos demandes, nous attendons sereinement votre réponse que nous espérons favorable. Nous restons bien évidemment à votre disposition pour un rendez-vous à l’Élysée, comme nous vous le demandons chaque semaine depuis le 29 août dernier.

Dans cet espoir, nous vous assurons, Monsieur le Président, de toute notre considération,
                                             

Les coprésidents de l’ACIPA : Anne Marie Chabod,  Dominique Fresneau, Christian Grisollet
Le président de  l’ADECA : Sylvain Fresneau
Les présidents du CéDpa : Françoise Verchère, Jean Paul Naud, Isabelle Loirat
Le président de la Confédération Paysanne 44 : Dominique Lebreton

lundi 26 novembre 2012

Lettre ouverte à M. Gralepois Président du groupe PS au Conseil Régional des PDL 20/11/2012



ACIPA
ADECA
Confédération Paysanne
CéDpa
                                                                                    à   Monsieur Alain Gralepois
                                                                          Président du groupe PS au Conseil Régional des PDL


OBJET : réaction à vos propos dans la presse du vendredi 16 novembre


 Notre Dame des Landes, le 20 novembre 2012

Monsieur Gralepois,


Nous avons lu dans Ouest France de vendredi dernier vos propos à la veille de la plus grande manifestation jamais vue à Notre Dame des Landes et cela nous amène à vous faire part de plusieurs réflexions.

« C’est à chacun, désormais, de faire preuve de beaucoup de responsabilité avant que se produisent des actes que tout le monde regrettera.» dites-vous. Nous pensons que c’est au PS de prendre, en effet, ses responsabilités pour accepter enfin de discuter sur le fond du sujet, ce que vous avez toujours refusé de faire. Nous vous l’avons déjà dit, le PS va s’enliser dans ce dossier et c’est bien vous, PS, qui porterez la responsabilité de ce qui pourrait se passer de regrettable.
Nous tenons cependant à vous remercier d’être avec la commission agricole parmi les rares socialistes à rechercher le dialogue et à ne pas  afficher un mépris hautain.

« Attendons de voir ce que donnera la manifestation de ce samedi » ajoutez-vous. Quelle est donc maintenant votre analyse de ce qui s’est passé samedi dernier ? Allez-vous pouvoir maintenir que l’opposition « démocratique » est devenue violente et désespérée alors que 40 000 citoyens ont marché de manière on ne peut plus festive et familiale dans le bocage landais ? N’est-ce pas un signe de « basculement de l’opinion publique »?
Que pensez-vous des 400 tracteurs venus défiler sereinement et confirmer l’opposition massive des agriculteurs au gaspillage des terres ? Comme vous le savez, toute la gauche paysanne s’oppose à ce projet et sa détermination est grande.

 Elle a bien eu lieu cette « manifestation vraiment massive comme au Larzac » ! On pourrait aussi dire  comme au Carnet ou/et au Pellerin, sites où le PS défilait aussi, et signait une pétition pour protéger la zone humide menacée. Pour le Carnet, la DUP existait et l’autorisation de travaux au titre de la Loi sur l’Eau aussi, et pourtant le PS défilait, et arrivé au pouvoir en 1997,  il a abrogé ces autorisations.

En ce qui concerne les pétitions, vous ne semblez pas bien connaître le dossier puisque  nous approchons des 30 000 signatures actuellement (site : acipa.free.fr), dont un grand nombre ont été recueillies auprès de Nantais, lors de la grève de la faim de mai dernier.

Au contraire de ce que vous dites, vous avez parfaitement compris que si des parlementaires se sont joints à cette manifestation, c’est parce qu’ils sont indignés, mais aussi parce qu’ils ont deviné l’ampleur immense que prend  notre mouvement d’opposition.

Cette campagne de répression et de destruction n’a pas « fait le ménage », mais nous a permis au contraire de communiquer sur le fond du dossier.

Pour répondre à votre souhait de dialogue, les « opposants institutionnels » que nous sommes à vos yeux, sont en permanence disponibles pour discuter de la remise à plat de ce dossier.

Pour les organisations : ACIPA, ADECA, Confédération Paysanne et CéDpa
Agnès Belaud
Secrétaire

lundi 19 novembre 2012

Réaction de l'ADECA suite à la manif du 17 novembre 2012

L’ADECA, Association de Défense des Exploitants Concernés par le projet d’Aéroport, se félicite de la très forte mobilisation citoyenne ce samedi 17 novembre pour la manifestation de réoccupation.
Comme toujours cette manifestation s’est déroulée dans le calme et avec efficacité pour commencer les constructions sur un terrain que son propriétaire refuse de vendre amiable.

Les porteurs du projet sont d’autant plus virulents qu’ils sont inquiets devant l’intensité de la mobilisation et la multiplication des comités de soutien.

Mettre en marche une foule de 40 000 personnes n’est pas une mince affaire, et cela a retardé le démarrage du cortège de tracteurs et modifié le circuit.

En fait, la mobilisation agricole était énorme, aussi énorme que les 40 000 personnes, avec 400 tracteurs, mais elle n’a pas été mise en avant par la presse. Les chauffeurs sont venus dire non à la répression et non au gaspillage des terres agricoles.

Nous tenons à remercier chaleureusement nos collègues, souvent venus de loin, pour leur soutien et leur détermination.

Il est essentiel que l’opposition des agriculteurs à ce projet soit très importante et très visible si nous voulons obtenir une consommation minimale du foncier dans tous les domaines.

Contact : Sylvain Fresneau Président 06 11 60 90 50

jeudi 5 juillet 2012

Annulation du rassemblement du 5 juillet à Nantes

Suite à l'ultimatum des collectivités locales participant au comité de suivi de l’accord du 8 mai 2012 : « La réunion sera différée s'il y a rassemblement devant le P.S. », les organisateurs du rassemblement estiment que la pression sur les collectivités a fonctionné et que l'importance des sujets à traiter - expulsion de la famille Herbin, retenue du tracteur du GAEC de Sylvain Fresneau et ses associés - justifie le maintien de la réunion.

mercredi 4 juillet 2012

Point sur l’évolution du dossier de Sylvain Fresneau suite à la manifestation du 21 juin 2012 à Notre-Dame-des-Landes et appel à deux nouveaux rassemblements.

Sylvain Fresneau mis en examen pour violence avec arme !

Le 21 juin, la Coordination des Opposants au projet d'aéroport appelait à un rassemblement à Notre-Dame-des-Landes à l'occasion du démarrage de cinq enquêtes publiques dont celle sur la loi sur l'eau. La zone impactée par le projet est à 98 % en zone humide et AGO/Vinci tente de s'arranger avec la législation.

mercredi 27 juin 2012

Appel à rassemblement en soutien à Sylvain Fresneau jeudi 28 juin à 20H à Saint Nazaire devant le Palais de Justice

Le 21 juin, la Coordination des Opposants au projet d'aéroport appelait à un rassemblement à Notre-Dame-des-Landes à l'occasion du démarrage de cinq enquêtes publiques dont celle sur la loi sur l'eau. La zone impactée par le projet est à 98 % en zone humide et AGO/Vinci tente de s'arranger avec la législation.

Pendant ce rassemblement, une manoeuvre du tracteur de Sylvain Fresneau, président de l'Association de Défense des Exploitants Concernés par l'Aéroport (ADECA) et opposant historique au projet d'aéroport, a déclenché des jets nourris de gaz lacrymogènes et Sylvain Fresneau a été mis en garde à vue pendant plus de 10 heures, son tracteur et sa remorque mis sous séquestre.
Depuis sa garde à vue, Sylvain Fresneau n'a pas reçu la moindre convocation. Par contre son tracteur et sa remorque sont toujours sous séquestre "pour les besoins de l'enquête" qui semble-t-il n'est pas ouverte....
La Confédération Paysanne, l'ADECA et l'ACIPA exigent la restitution de son matériel à Sylvain Fresneau, privé de son outil de travail essentiel, indispensable à cette époque de l'année.

Co-voiturage à partir de la Vache Rit à 18H45
Point presse à 20H30 devant le tribunal

mercredi 13 juin 2012

Notre-Dame-des-Landes : L'accord du 8 mai 2012 à l'épreuve de la réalité du terrain



Mr et Mme Claude et Christiane Herbin, Le Liminbout, Notre-Dame-des-Landes, reçoivent le 11 juin 2012 par huissier une sommation de délaisser les lieux immédiatement et sans délai. 
 Le mercredi 13 juin 2012 le même huissier apporte l'assignation à comparaître le mardi 19 juin 2012 à 14h au Tribunal d'Instance de Saint Nazaire. 

Mr et Mme Herbin sont locataires depuis mars 1996, ils sont donc concernés par l'accord du 8 mai 2012. Cet accord mentionne : « pas d'expulsion avant la fin des recours (…) pour les habitants et les exploitants agricoles installés avec droit et titre sur la zone avant la déclaration de la DUP et ayant refusé des procédures amiables. » 

Nous tenons à exprimer notre étonnement et notre profonde indignation devant cette procédure expéditive. Nous demandons aux signataires des collectivités locales d'intervenir auprès d'AGO pour qu'il retire sa plainte afin que l'accord politique soit respecté. 

Signataires : ACIPA, ADECA, Confédération Paysanne, CéDPA

vendredi 16 mars 2012

L’ADECA invite le monde agricole à participer à la manifestation anti-aéroport du 24 mars à Nantes

L’ADECA (association des agriculteurs concernés par l’aéroport) invite tous les agriculteurs, les CUMA et tous les acteurs de l’agriculture de Loire Atlantique à participer à la manifestation anti-aéroport du 24 mars à Nantes pour défendre les terres agricoles.
Il est important de dire aux décideurs politiques que si par malheur, on consomme de la terre agricole, cela doit être fait avec modération.
Déplacer un aéroport qui fonctionne bien (à 50% de sa capacité et à une distance classique de la ville) pour détruire 1600 Ha de bocage, est une aberration que nous ne pouvons pas laisser faire.
De plus plusieurs milliers d’hectares vont sortir de la production agricole en devenant des surfaces de compensation environnementale sur les cantons voisins et au-delà.
Ce qui veut dire qu’il n’y a pas de Notre Dame des Landes de concerné.
Alors, rendez vous au 24 en tracteur, en vélo ou à pied.

mercredi 11 janvier 2012

Libérons l’énergie à Nantes les 13 et 14 janvier


Une vingtaine d’associations locales et nationales (liste ci-dessous) proposeront aux citoyens présents à Nantes les 13 et 14 janvier prochains de s’informer et de se mobiliser en faveur d’une politique énergétique économiquement viable, sûre et permettant de lutter contre le réchauffement climatique.. Au programme : stands d’information, conférence/débat le vendredi soir et grand rassemblement citoyen le samedi après-midi avec la présence du groupe de musique Tryo.
L’événement « Libérons l’Energie ! » est un appel citoyen à s’approprier le débat sur nos choix énergétiques et à exiger des candidats à l’élection présidentielle qu’ils se positionnent clairement en faveur de la transition énergétique.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...